<![CDATA[Amispheresud]]> http://www.amispheresud.com/ Comprendre les mécanismes d’exclusion en France pour y apporter une réponse efficace et globale. Favoriser la participation des français issus de l’immigration au débat public par la vie associative et politique. fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[Sortir des cages ethniques]]> http://www.amispheresud.com/article-7035509.html " Que reproche-t-on à ce ministère qui, pour ma part, est le plus ambitieux, que l’on n’ait jamais conçu en la matière ? Etat des lieux. Accablant ! Nous sortons à peine d’une ère de terrorisme intellectuel où les sommités pensantes et politiques nous imposaient de considérer l’immigré post-colonial, comme inapte à faire partie de l’identité française. Enfermé dans des cages ethniques - foyer malien, algérien -, il était invité à conserver ses us. La polygamie était confortée par l’arrêt Montcho (1). L’apprentissage du français, outil d’intégration, était peu promu. Des interprètes écumaient les services et les ELCO (Enseignement des langues et cultures d’origine) rivaient les enfants à de fausses appartenances. On ne pensait pas à leur intégration ici, mais à leur réintroduction dans leur milieu naturel, comme le bonobo du Congo ou l’orang-outang de Java. Une étude sur les Maliens affirmant que la polygamie était facteur d’intégration, ajoutait : «Dans une famille (noire d’Evry), douze femmes, huit avaient un enfant dans le dos ou au sein, deux étaient enceintes, deux n’étaient pas suitées.» Que dit le dictionnaire ? Suitée : s’applique à une femelle, (jument, truie), suivie de ses petits. Quand je parlais des bonobos ! Immigration et identité nationale. Un ministère rapproche enfin immigration et identité nationale. N’étant pas conseiller du Président, je ne sais ce qu’il met dans cet attelage. Mais je peux dire ce que je pense. Le Noir et l’Arabe n’étaient pas admis comme l’Italien ou le Polonais, dans l’identité nationale. Ils demeuraient à jamais des franco ceci et des franco cela, et leurs enfants restaient à jamais issus de l’immigration. Pourquoi me reprocher l’assimilation que l’on admet pour Max Gallo ? Pitié, je ne suis pas un bonobo-sans-poils mais un homo sapiens. En liant immigration et identité nationale, le pouvoir reconnaît que l’immigration est constitutive de cette identité qu’elle doit enrichir, mais dont elle peut aussi menacer les fondements. Donc, vigilance ! Toute nation a une identité. Le Sénégal, le Brésil, ont des identités nationales. Celle de la France est millénaire et tout nouvel arrivant doit s’y inscrire. Souvent, il ne demande qu’à le faire. La France a construit, au fil des siècles, un inébranlable socle identitaire qui sait intégrer de nouveaux éléments. Mais l’islam mal interprété est porteur de trouble à l’ordre public. Tel cet imam de Vénissieux qui mettait le Coran au-dessus de la Constitution. La polygamie est facteur de trouble. Le couscous, plat le plus festif de France, vanté par nos Bigoudènes (Tipiak ! Pirates !), n’était-il pas, il y a peu, un plat étranger ? Immigration et codéveloppement. Le migrant du Sud représente une des faces de la misère du monde. Comment supporter le spectacle d’une jeunesse fuyant son pays sans destination et dont le départ est le seul but ? Qu’ils s’échouent à Porto ou Oslo, pourvu qu’ils quittent leur pays. En quoi Oslo et Porto sont-elles responsables du destin d’un Dakarois ou d’un Kinois ? Simplement parce qu’ils sont blancs ! Qu’un mauvais codéveloppement a fourré dans leurs têtes que le Blanc est supérieur et que même les fautes de leurs dirigeants sont dictées par ce maître. Parce que la France entretient le complexe colonial, avec ses sommets franco-africains, ses ingérences à la Foccart et «Papamadit» (Jean-Christophe Mitterrand, ndlr). Avec ce Blanc qui, depuis trente ans, aide son village africain. Et ces 5 gamins que nous envoyons redresser le mur d’une école de 500 petits Africains ; cette association fière d’avoir creusé un puits dans un village. Pourquoi ce village n’a pas pensé à creuser ce fichu puits s’il en avait besoin ? Ce modèle de messies à la française se décline en 60 millions d’exemplaires, et c’est là le problème. Alors, le codéveloppement devra permettre de sortir de cette logique, de dire aux Africains qu’ils sont maîtres de leur destin ; que l’Afrique du Sud se construit après l’apartheid ; que le Japon est membre du G8 après deux bombes atomiques. Que le drame nigérian c’est la corruption - 400 milliards de dollars pillés par les dirigeants depuis l’indépendance - et non les termes de l’échange, le prix du pétrole, dont il est le sixième producteur mondial, étant le même pour tous. La jeunesse africaine souffre de l’incurie des élites et de la rente misérabiliste qu’entretient la France de la culpabilité et de la repentance. Tout candidat à l’immigration devient héritier de tirailleur, comme si le sacrifice de ce brave était éternel héritage de toute la nègrerie, comme si nous accepterions que les USA nous dictent à jamais leurs volontés à cause de l’opération Overlord. La politique migratoire française ne se décide pas dans les quartiers pauvres de Dakar et de Bamako, et l’immigration n’est pas l’humanitaire. Un clandestin est un hors-la-loi et une expulsion de clandestins à Londres ne déclenche pas une émeute. Dura lex, sed lex. Et chaque fois que nous régularisons des clandestins, nous agissons sur les deux tiers de ceux qui ont embarqué un soir, et cet appel au voyage fera un tiers de morts parmi les nouveaux candidats. Nous en serons responsables. Triste dilemme ! Quand nous aurons établi des rapports de respect, l’Afrique comprendra qu’elle doit s’attacher à la mondialisation comme l’Inde, et non s’arrimer à une rente de la repentance. Certains pays sont assis sur cette rente si bien que, quand tel état emprunte, il pense déjà à l’annulation de la dette. Quand il veut construire une école, il pense coopération, alors que le prix du 4x4 qui rutile inutile par centaines dans les ministères, en construirait deux. La jeunesse africaine souffre de cette condescendante soporifique et assassine. Plus que le commerce équitable, elle réclame un codéveloppement respectable qui responsabilise les Etats. Certains en ont pris la voie. Aider à renforcer cette tendance, tel doit être l’objectif de ce ministère qui peut permettre une révolution des mentalités." (1) Arrêt du Conseil d’Etat du 11 juillet 1980 admettant le regroupement familial d’étrangers dans le cas de polygamie.
Dernier ouvrage paru : Parlons enfants de la patrie (éditions Max Milo, Paris 2007).
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Wed, 15 Aug 2007 15:44:12 +0200 http://www.amispheresud.com/article-7035509.html
<![CDATA[Evénement : AFRIQUE: liens tissés et perspectives.]]> http://www.amispheresud.com/article-6801234.html Château de Vincennes Service Historique de la Défense Salle Costa de Beauregard
L’Institut Prospective et Sécurité de l’Europe (IPSE) présidé par Emmanuel Dupuy[1], en collaboration avec le Comité Afrique de l’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale) dont Stéphane Fillette[2] est Secrétaire général,  l’Observatoire Politique et Stratégique de l’Afrique (OPSA, Université Paris I Panthéon-Sorbonne) que préside Dominique Bangoura[3] et le Comité Afrique ANAJ-IHEDN (Association Nationale des Auditeurs Jeunes de l’HEDN) présidé par Freddy Nze[4], vous convie à un séminaire multidisciplinaire, à huis clos, au cours duquel tous les participants, universitaires, professionnels, experts ou fins connaisseurs de l’Afrique seront invités à échanger, dialoguer et proposer des pistes à suivre pour bâtir de solides liens entre les continents européen et africain.
  Pour ce faire, vous êtes conviés à participer à cette première rencontre, le vendredi 29 juin prochain de 9H00 à 18H00, au Château de Vincennes - Service Historique de la Défense (salle Costa de Beauregard) autour du thème suivant :
« Afrique : liens tissés, regards croisés et perspectives »
contact: comite_afrique@yahoo.fr ]]>
Fri, 15 Jun 2007 15:52:57 +0200 http://www.amispheresud.com/article-6801234.html
<![CDATA[Immigration choisie et intégration réussie]]> http://www.amispheresud.com/article-6645881.html C’est en dressant ce constat que Nicolas Sarkozy, en tant que ministre de l’intérieur, a fait voter en 2006, après trente ans d'aveuglement et de renoncement devant l'enjeu crucial de l'immigration, une loi sur l’immigration choisie, pour une intégration réussie.

Nicolas Sarkozy a aussi utilisé l'expression d'"immigration concertée" ou "co-choisie", notamment lors de la signature d'un accord entre la France et le Sénégal en septembre 2006.

Le terme d’"immigration choisie" figurait dans le Livre Vert présenté en 2005 par la Commission européenne sur l'approche communautaire de la gestion des migrations économiques. Nicolas Sarkozy a toujours complété ce terme d’"immigration choisie" par celui d’ "intégration réussie".

L’ambition de ce texte est de « redonner une cohérence à la politique d’immigration » avec comme objectif « de réguler les flux migratoires, de les choisir et d’assumer ces choix en offrant aux migrants des conditions leur permettant de mettre en œuvre, concrètement, leur volonté d’intégration », tout cela « dans le respect des principes fondamentaux de notre République ».


Cette loi était en rupture face à deux "intégrismes" que sont "celui de ceux qui estiment que tout contrôle de l'immigration porte en lui les germes d'une forme de racisme" et préconise l’immigration et les régularisations massives, et d'autre part celui de "l'immigration zéro ".


Elle a été le fruit d’un large débat, avec «pas moins de 14 séances et 54 heures de débat consacrés à la discussion de ce texte. 610 amendements ont été présentés. 189 ont été votés – dont 15, je tiens à le souligner, venaient des bancs de gauche. »

Les points essentiels de ce projet de loi sont les suivants :

- Passer d’une immigration subie à une immigration choisie

La France choisira désormais le nombre d’étrangers admis. La régularisation automatique des clandestins au bout de 10 ans sera supprimée : "dix ans de clandestinité continue sur le territoire ne donneront plus droit automatiquement à un titre de séjour", les préfets décideront "au cas par cas".

- Encadrer le regroupement familial

Désormais un immigré ne pourra faire venir sa famille que s’il peut la faire vivre des revenus de son travail et non pas des allocations.

- Réussir l’intégration des immigrés

Pour obtenir une carte de résident, l’étranger devra apprendre notre langue et respecter nos lois et nos valeurs. Il doit signer le contrat d'accueil et d'intégration.

La généralisation des cérémonies d'accès à la citoyenneté, pour accueillir les nouveaux Français, s'inscrit dans la même logique.

C'est un progrès symbolique important, en faveur de l’intégration. « Nous sommes fiers des valeurs de la République, de l’égalité entre les hommes et les femmes, de la laïcité, de l’idéal français d’intégration. Alors, osons en parler à ceux que nous accueillons. Et agissons pour que les droits de la femme française s’appliquent aussi aux femmes de l’immigration. » (Lutte renforcée contre la polygamie.)


- Lutter contre les mariages blancs

Les moyens d’empêcher les mariages de complaisance ont été renforcés. "Le mariage d'une personne étrangère en situation illégale avec un(e) Français(e) n'impliquera plus de façon automatique la reconnaissance du droit au séjour: la personne devra attendre trois ans de vie commune et démontrer qu'elle a respecté le contrat d'accueil et d'intégration".

- Favoriser une coopération gagnant-gagnant avec les pays d’origine

Il faut organiser la "circulation des cerveaux". Le retour des étudiants dans leur pays d’origine après une première expérience est encouragé. Des accords sont signés avec les pays.
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Fri, 18 May 2007 22:18:53 +0200 http://www.amispheresud.com/article-6645881.html
<![CDATA[L'Afrique revêt une importance stratégique croissante pour les Etats-Unis.]]> http://www.amispheresud.com/article-6637020.html La diplomate américaine Cindy Courville estime que sa nomination récente en qualité de représentante auprès de l'Union africaine (UA) traduit la volonté déterminée des États-Unis de promouvoir, dans le cadre de leur partenariat avec l'Afrique, la stabilité politique et la prospérité économique d'un continent extrêmement important sur le plan stratégique.  Alors que les Africains commencent à s'écarter de préoccupations liées à la période coloniale pour s'intéresser à la mondialisation, « le moment est historique à la fois pour l'Union africaine et pour les États-Unis », a déclaré le 10 mai Mme Courville à l'occasion d'une interview à l'USINFO.
Mme Courville a été nommée en décembre 2006 en qualité de représentante des États-Unis au siège de l'Union africaine à Addis-Abeba (Éthiopie). C'est la première fois qu'une personnalité non africaine est accréditée exclusivement auprès de cette organisation multilatérale qui comprend 53 membres. La plupart des autres émissaires non africains sont accrédités auprès du gouvernement éthiopien, et accessoirement, représentent leur pays auprès de l'Union africaine.
« Nous sommes la seule mission non africaine auprès de l'Union africaine », a souligné Mme Courville, ajoutant que les Africains apprécient sa nouvelle affectation, car « ils savent que, comme j'étais l'assistante spéciale du président Bush pour l'Afrique, ma nomination a reçu l'attention de la Maison-Blanche au plus niveau ».
Précédemment analyste attachée à la Defense Intelligence Agency (DIA), Mme Courville a également été directrice pour l'Afrique au Conseil national de sécurité de la Maison-Blanche où elle a coordonné la politique des États-Unis à l'égard de l'Afrique.
Si les États-Unis s'intéressent à l'Afrique sur le plan économique - près de 15 % de leurs importations de pétrole proviennent de ce continent - ils tiennent aussi à l'aider sur la voie de la stabilité politique et de la prospérité économique. Il s'ensuit, a précisé Mme Courville, que l'aide des États-Unis à l'Afrique a triplé au cours des six dernières années pour atteindre aujourd'hui près de 4 milliards de dollars.
« Les États-Unis reconnaissent les changements qui se produisent en Afrique et ils forment des partenariats avec les Africains pour trouver des solutions africaines à leurs problèmes en matière de santé, de règlement des conflits et de gouvernance », a expliqué Mme Courville, ajoutant que, ne serait-ce qu'au cours des quatre dernières années, les États-Unis ont appuyé les opérations de maintien de la paix de l'Union africaine au Darfour à hauteur de plus de 400 millions de dollars.
« Nous savons que l'UA ne manque ni de volonté politique ni de cour pour intervenir dans les régions en crise, mais les ressources nécessaires pour entreprendre de telles missions lui font défaut », a-t-elle dit.
C'est la raison pour laquelle les États-Unis voudraient renforcer la capacité de l'UA en matière de maintien de la paix par le biais d'initiatives telles que le programme de formation et d'assistance ACOTA qui s'est associé à plusieurs appareils militaires africains pour organiser une force de 25.000 hommes conçue pour répondre aux situations d'urgence.
C'est pourquoi, a fait remarquer Mme Courville, la mission qu'elle dirige comprend deux officiers de liaison militaire attachés respectivement au Commandement des États-Unis en Europe (EUCOM), lequel chapeaute la plupart des programmes d'assistance aux pays africains, et au Corps expéditionnaire combiné pour la Corne de l'Afrique (CJTF-HOA), une force de 1.500 hommes basée à Djibouti et dont la responsabilité est de lutter contre le terrorisme et d'apporter une aide pratique en ouvrant à des projets bénéficiant à la population locale.
La récente décision prise par le ministère américain de la défense, en collaboration avec le département d'État, d'établir un nouveau commandement militaire géographique pour le continent - le Commandement des États-Unis en Afrique, Africom - entre aussi dans le cadre de cette stratégie.
Mme Courville a indiqué par ailleurs que les États-Unis avaient soutenu le directorat de l'UA à hauteur de plus de 1,7 million de dollars et versé 250.000 dollars à l'appui des initiatives diplomatiques de l'organisation.
La mission américaine, a-t-elle précisé, travaille également avec l'UA pour mettre sur pied une « cellule stratégique » en vue de suivre l'évolution de la crise en Somalie, une initiative à laquelle la secrétaire d'État adjointe pour les affaires africaines, Mme Jendayi Frazer, accorde sa pleine attention.
Toutes ces initiatives s'alignent sur la diplomatie « transformatrice » prônée par la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, qui, lorsqu'il s'agit d'aborder les problèmes internationaux, repose sur l'action plutôt que la réaction, a dit Mme Courville.
L'Union africaine, a-t-elle ajouté, vit aussi une période de transformation alors qu'elle s'efforce d'instituer une réforme et de préciser le rôle qu'il appartient à sa direction de jouer aux plans politique, économique, social et de la sécurité. ]]>
Thu, 17 May 2007 15:07:59 +0200 http://www.amispheresud.com/article-6637020.html
<![CDATA[L'initiative "Collège Atlantique-Oural"]]> http://www.amispheresud.com/article-6599430.html
La recherche et la formation sont des composantes incontournables d'un véritable "Think-tank".
Sur notre revue d’actualités en ligne "Les Cahiers d'Atlantique-Oural" vous accédez à des articles de fond traitant des problématiques qui interrogent notre devenir.

Sur notre forum, nous vous invitons à réagir aux analyses proposées par la newsletter.
De même, les colloques et les conférences que nous organisons s’inscrivent dans une démarche volontaire afin de participer à la construction de l’Europe en proposant des analyses et des solutions constructives.
Notre structure, ouverte à toutes les compétences, s’inscrit dans une dynamique interculturelle conjuguant les talents et les spécificités.
Si l’Europe fut le théâtre du Siècle des Lumières, elle vécut également deux guerres mondiales et certains drames récents ne sont que partiellement résolus; ces expériences doivent alimenter notre pensée afin d’élaborer une nouvelle conscience humaniste.
Comme dans les salons du XVIIIème siècle, nous voulons débattre ensemble afin d’envisager notre monde de demain et prendre en main notre devenir.

Partenaire d'Amipsheresud, le Collège Atlantique-Oural est vecteur d'une vision européenne solidaire de la question africaine.Pour suivre ce laboratoire d'idée, merci de vous tourner vers :
http://www.atlantique-oural.org/ (voir "nos liens")
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Fri, 11 May 2007 11:05:53 +0200 http://www.amispheresud.com/article-6599430.html
<![CDATA[L'Afrique pour le candidat UMP Nicolas Sarkozy]]> http://www.amispheresud.com/article-5957147.html Sat, 10 Mar 2007 09:57:42 +0100 http://www.amispheresud.com/article-5957147.html <![CDATA[Les missions militaires françaises à l'ère Sarkozy: éléments de base.]]> http://www.amispheresud.com/article-5913413.html Evoquant, lors d'une conférence de presse consacrée à la politique étrangère, la "question de nos bases militaires en Afrique", M. Sarkozy a noté que "leur présence est de moins en moins bien comprise par la jeunesse africaine".

"La première mission de ces bases, c'est d'aider l'Union africaine à construire une architecture de paix et de sécurité régionale qui permettra au continent de disposer d'un outil pour mieux assurer sa stabilité", a-t-il expliqué.

M. Sarkozy a appelé à cet égard à "réfléchir davantage aux moyens d'anticiper ces crises, aux moyens de les prévenir" avec l'UA, "partenaire incontournable". A ses yeux, "cela passe par le renforcement des capacités africaines de maintien de la paix, auquel la présence militaire française doit aider".

"Mais cette présence devra être limitée au strict minimum lorsque l'Union africaine se sera dotée d'une capacité stratégique et militaire" et sera apte à "rétablir elle-même la légalité internationale sur le continent", a-t-il insisté.

La France maintient quelque 10.000 soldats en Afrique et y dispose de cinq bases permanentes (Dakar, Libreville, Abidjan, N'Djamena et Djibouti). Paris a déployé 3.500 militaires sous mandat de l'ONU en Côte d'Ivoire.

Paris a lancé depuis plusieurs années un partenariat avec l'UA et veut adapter son dispositif militaire à la volonté de l'organisation africaine de créer une force de paix pour maintenir la sécurité sur le continent.
Evoquant le conflit du Darfour (ouest du Soudan), M. Sarkozy a déclaré qu'il y avait "urgence à agir". "Notre silence face au 200.000 morts du Darfour n'est pas acceptable", a-t-il dit.

Il a aussi affirmé que s'il était élu en mai prochain, la politique africaine de Paris ne serait plus fondées sur des relations personnelles privilégiées, dans une critique voilée des liens tissés notamment par le président Jacques Chirac avec des dirigeants contestés sur le continent noir.]]>
Tue, 06 Mar 2007 21:56:41 +0100 http://www.amispheresud.com/article-5913413.html
<![CDATA[La droite française en avance sur la question des français issus de l'immigration subsaharienne.]]> http://www.amispheresud.com/article-5271511.html
Certains territoires concentrent aujourd'hui toutes les difficultés. Les personnes qui y vivent sont privées d'un droit essentiel: espérer. Cet échec est celui de nos politiques sociales, qui refusent de constater que tout le monde ne part pas sur la même ligne de départ. Aussi, la discrimination positive, encore appelée équité ou justice compensatrice, est-elle le seul moyen de rendre égales des situations qui ne le sont pas et de donner à chacun la possibilité d'exprimer son mérite et son talent. Il ne s'agit pas de remettre en cause l'indivisibilité de la République, mais de la restaurer.

Développer l'aide à la petite enfance dans les quartiers défavorisés
L'égalité des chances se joue dès le plus jeune âge. La mise en place d'une aide volontariste à la petite enfance et aux familles permettrait de compenser le handicap irréversible que certains enfants prennent dès l'enfance. Des expériences ont déjà été menées. Il faut les généraliser.

Proposer un engagement de diversité aux employeurs
Pour éliminer les discriminations fondées sur le nom ou l'origine d'un candidat, les CV anonymes pourraient être développés dans les moyennes et grandes entreprises (envoi du CV au service du personnel et anonymisation par ce service avant diffusion).
Une incitation fiscale pourrait bénéficier aux entreprises qui acceptent de confier au moins 5 % de leurs recrutements annuels à une fondation spécialisée dans la sélection des personnes issues des minorités visibles.
Des objectifs d'accès de ces personnes aux postes à responsabilité dans les entreprises et les administrations pourraient être fixés. Les marchés publics pourraient être réservés aux entreprises qui respectent l'exigence de diversité.

Soutenir la réussite des élèves les plus méritants
Les initiatives de l'IEP de Paris et de l'Essec ont ouvert la voie. Des conventions avec les grandes écoles pourraient être généralisées afin de créer des voies de préparation et/ou de recrutement spécifiques pour les élèves méritants des lycées de ZEP.
Il faut aussi envisager l'octroi de bourses d'excellence, la création d'internats de réussite éducative, la création de formations spécifiques aux concours de la fonction publique.

Passer de la politique des zones prioritaires à celle des élèves prioritaires
Les ZEP sont un échec. L’effort spécifique en faveur des ZEP représente 1,2 % du budget de l'Éducation nationale et les résultats ne sont pas bons. Il faut centrer l'effort sur les élèves et créer de la mobilité: envoyer les élèves dans d'autres établissements, créer des établissements expérimentaux avec une vraie liberté de recrutement et de projet pédagogique pour les chefs d'établissement, ainsi qu'une bonification significative pour les enseignants (20 à 30 %). La fermeture des établissements en trop mauvais état est indispensable.


1 – SEGREGATION URBAINE : S’INTERESSER AUX PERSONNES, PAS SEULEMENT AUX IMMEUBLES

La société française est traversée par un mouvement de ségrégation généralisée, qui conduit chaque classe sociale à se regrouper dans les mêmes quartiers, guidée par un désir de vivre « entre soi ». Les ghettos urbains dans lesquels sont reléguées les populations les moins favorisées constituent l'expression la plus visible d'une fracture spatiale plus générale, que la politique de la ville a été incapable de réparer; Aujourd'hui, il faut réorienter l'action publique vers l'insertion sociale des individus, plutôt que vers les immeubles ou les zones, en favorisant leur mobilité professionnelle et résidentielle.

Inciter à l'embauche des personnes issues les zones franches urbaines (ZFU)
La politique des ZFU se réduit à l'idée que l'habitant l'un quartier en difficulté doit trouver un emploi sur son lieu de résidence. Ce dispositif demande à être complété par des exonérations de charges sociales patronales pour toute entreprise non située en ZFU embauchant une personne habitant dans une ZFU.

Aider chacun et notamment les revenus modestes à devenir propriétaire de son logement
Même s'il est souhaitable, l'objectif de 20 % de logements sociaux dans chaque commune ne règle en rien le problème de la mixité sociale. 64 % des Français peuvent prétendre à un logement social. Résultat: les plus défavorisés seront toujours relégués dans les quartiers les plus difficiles.
En revanche, favoriser l'accès de tous à la propriété constitue un vrai projet populaire: réforme du crédit hypothécaire pour que les crédits immobiliers soient uniquement garantis sur la valeur des biens achetés; vente du foncier dissociée de celle du bâti, afin de donner aux ménages le temps d'acquérir leur maison tout en leur laissant la possibilité d'acquérir plus tard le terrain; 1 % du parc HLM vendu aux locataires chaque année, soit 40 000 logements.

Impliquer les opérateurs privés dans la construction de nouveaux logements sociaux
Afin de soutenir l'offre locative sociale, des programmes mixtes de construction de logements sociaux dans les zones qui en sont le moins pourvues devraient être encouragés. Lors de la construction ou de la réhabilitation de logements du parc privé dans une zone déficitaire en logements sociaux (moins de 20 %), la commune inciterait l'opérateur à réserver au moins 20 % de surface à des logements sociaux dans l'immeuble en question.

Créer un « certificat de bon locataire » pour les locataires remplissant correctement l'ensemble des conditions de leur bail
Il permettrait d'atténuer certaines idées reçues et faciliterait la recherche de logement.

Renforcer les mécanismes de solidarité financière entre les collectivités locales, en incitant surtout les collectivités favorisées à aider elles-mêmes les collectivités moins favorisées.]]>
Tue, 16 Jan 2007 05:01:53 +0100 http://www.amispheresud.com/article-5271511.html
<![CDATA[Qu'est ce que l'immigration choisie?]]> http://www.amispheresud.com/article-5271486.html

Renforcer la lutte contre l’immigration illégale :

• en mettant fin aux régularisations automatiques
Un étranger présent illégalement sur le territoire français depuis dix ans n’aura plus droit automatiquement à un titre de séjour comme c’est le cas actuellement. La décision de régulariser un étranger en situation irrégulière, pour des raisons humanitaires, sera prise au cas par cas par les préfets.

• en luttant contre le travail des étrangers en situation irrégulière
Les étrangers qui travaillent illégalement en France ont vocation à être renvoyés dans leur pays d’origine.
Un décret en cours d’élaboration contraint les employeurs à payer les frais de retours de leurs employés en situation irrégulière. Une peine d’interdiction d’exercer une activité professionnelle en France pourra être prononcée, en outre, à l’encontre des employeurs étrangers de travailleurs clandestins.


Mettre fin au détournement des procédures d’immigration légale

• Lutter contre les mariages de complaisance
Le mariage d’une personne étrangère en situation illégale avec un(e) Français(e) n’impliquera la reconnaissance automatique du droit au séjour. La personne devra attendre trois ans de vie commune (contre 2 actuellement) et démontrer qu’elle a respecté le contrat d’accueil et d’intégration.
Pour obtenir une carte de séjour temporaire, les conjoints de Français devront justifier d’un visa long séjour de plus de trois mois.

• Mieux encadrer le regroupement familial
Tout étranger qui demandera à être rejoint par sa famille devra prouver qu’il peut la faire vivre à partir des revenus de son travail, hors prestations sociales. Le délai de présence sur le sol français obligatoire pour déposer une demande de regroupement familial passe en outre de 12 à 18 mois. Enfin, le maire de la commune devra attester de l’intégration du demandeur, en particulier de son respect des principes républicains et de sa maîtrise de la langue française.

• Renforcer l’application des décisions administratives
L'administration pourra désormais assortir sa décision de refus ou de retrait d'un titre de séjour d'une "obligation à quitter le territoire français".
La personne disposera de quinze jours, et non plus d’un mois, à compter de la notification de la décision de l'administration, pour déposer un recours, suspensif, devant le tribunal administratif.


Encourager une immigration professionnelle et étudiante de qualité

• Par la mise en place d’un système d’immigration à points
Chaque année, le gouvernement indiquera dans un rapport au Parlement les objectifs quantitatifs prévisionnels de visas et de titres de séjour pour les trois années à venir en fonction des capacités d’accueil de la France en matière d’emploi, de logement, d’éducation nationale.
Ces objectifs chiffrés porteront sur les grandes catégories de visas et de titres de séjour: famille, travail, étudiant, politique.

• par un meilleur ciblage des travailleurs étrangers en fonction des besoins de l’économie française

Trois nouvelles dispositions sont prévues :
1. Pour les travailleurs saisonniers, un titre de séjour triennal renouvelable est créé. Il leur donne la garantie, avant de rentrer dans leur pays, de pouvoir revenir en France l’année suivante.
2. En ce qui concerne les talents étrangers, une carte de séjour d’une durée de trois ans renouvelable sera proposée aux migrants hautement qualifiés (scientifiques, informaticiens, intellectuels, artistes), susceptibles de participer « de façon significative et durable au développement de l’économie française ou du pays dont il a la nationalité ».
3. Enfin, dans certains secteurs d'activité et dans certaines régions il sera possible de surseoir à la règle qui stipule qu’une entreprise ne peut recruter un étranger que si la compétence est introuvable sur le territoire national. C’est le cas par exemple dans les secteurs de la "mécanique, maintenance industrielle, froid, hôtellerie-restauration, des travaux publics, infirmières".


• Par une meilleure attraction des étudiants les plus qualifiés
Les étudiants accueillis seront admis en fonction de plusieurs critères : nationalité, niveau d’études, filière... La priorité sera donnée à un étudiant qui choisira une voie universitaire pour laquelle on manque d’étudiants.
Les étudiants bénéficieront d’une carte de séjour d’un an (prolongeable jusqu’à 4 ans pour préparer un master) ; un titre de séjour complémentaire de 6 mois sera accordé à ceux qui souhaitent compléter leur formation par un premier emploi dans notre pays.
Une carte spéciale de séjour sera délivrée aux meilleurs étudiants en contrepartie de l’obligation de retourner dans leur pays d’origine afin qu’ils rendent à celui-ci une partie du bénéfice de leur formation et ne le prive pas de ses élites".


Mettre en place les conditions d’une intégration réussie

• Par une meilleure prévision des flux, permettant d’ajuster l’offre de logement et de travail à la demande.

• par la généralisation du contrat d’accueil et d’intégration :
Ce contrat définit plusieurs engagements de l’Etat à l’égard du migrant : obligation de lui apprendre le français, de l’orienter dans ses démarches pour chercher un emploi, de le protéger contre les discriminations.
En retour, le migrant devra s’engager à apprendre obligatoirement notre langue, et à respecter nos lois ; une attention particulière sera portée au respect des droits de la femme.
Les préfets et les maires auront la charge de vérifier si le contrat d’accueil et d’intégration a été respecté avant de délivrer une carte de résident de 10 ans. ]]>
Tue, 16 Jan 2007 04:46:03 +0100 http://www.amispheresud.com/article-5271486.html
<![CDATA[Bréves histoire de l"Affirmative action" aux USA]]> http://www.amispheresud.com/article-5270147.html Mon, 15 Jan 2007 23:19:13 +0100 http://www.amispheresud.com/article-5270147.html