Vendredi 11 mai 2007
Le Collège Atlantique-Oural est un laboratoire d’idée ou « think -tank » Européen : les travaux de ses membres et les synthèses des débats en ligne permettent d’élaborer des propositions réalistes pour la construction d’une Europe dynamique, riche de son inter-culturalité, assumant pleinement son rôle de grande puissance sur l’échiquier mondial.

La recherche et la formation sont des composantes incontournables d'un véritable "Think-tank".
Sur notre revue d’actualités en ligne "Les Cahiers d'Atlantique-Oural" vous accédez à des articles de fond traitant des problématiques qui interrogent notre devenir.

Sur notre forum, nous vous invitons à réagir aux analyses proposées par la newsletter.
De même, les colloques et les conférences que nous organisons s’inscrivent dans une démarche volontaire afin de participer à la construction de l’Europe en proposant des analyses et des solutions constructives.
Notre structure, ouverte à toutes les compétences, s’inscrit dans une dynamique interculturelle conjuguant les talents et les spécificités.
Si l’Europe fut le théâtre du Siècle des Lumières, elle vécut également deux guerres mondiales et certains drames récents ne sont que partiellement résolus; ces expériences doivent alimenter notre pensée afin d’élaborer une nouvelle conscience humaniste.
Comme dans les salons du XVIIIème siècle, nous voulons débattre ensemble afin d’envisager notre monde de demain et prendre en main notre devenir.

Partenaire d'Amipsheresud, le Collège Atlantique-Oural est vecteur d'une vision européenne solidaire de la question africaine.Pour suivre ce laboratoire d'idée, merci de vous tourner vers :
http://www.atlantique-oural.org/ (voir "nos liens")
par Nze Ekekang Freddy publié dans : amispheresud
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Mardi 6 mars 2007
Le candidat à la présidentielle en France Nicolas Sarkozy a souhaité mercredi que "l'armée française reste au service de la sécurité de l'Afrique", précisant qu'il préférait que ces missions soient effectuées "sous mandat de l'ONU et de l'Union africaine" (UA).
Evoquant, lors d'une conférence de presse consacrée à la politique étrangère, la "question de nos bases militaires en Afrique", M. Sarkozy a noté que "leur présence est de moins en moins bien comprise par la jeunesse africaine".

"La première mission de ces bases, c'est d'aider l'Union africaine à construire une architecture de paix et de sécurité régionale qui permettra au continent de disposer d'un outil pour mieux assurer sa stabilité", a-t-il expliqué.

M. Sarkozy a appelé à cet égard à "réfléchir davantage aux moyens d'anticiper ces crises, aux moyens de les prévenir" avec l'UA, "partenaire incontournable". A ses yeux, "cela passe par le renforcement des capacités africaines de maintien de la paix, auquel la présence militaire française doit aider".

"Mais cette présence devra être limitée au strict minimum lorsque l'Union africaine se sera dotée d'une capacité stratégique et militaire" et sera apte à "rétablir elle-même la légalité internationale sur le continent", a-t-il insisté.

La France maintient quelque 10.000 soldats en Afrique et y dispose de cinq bases permanentes (Dakar, Libreville, Abidjan, N'Djamena et Djibouti). Paris a déployé 3.500 militaires sous mandat de l'ONU en Côte d'Ivoire.

Paris a lancé depuis plusieurs années un partenariat avec l'UA et veut adapter son dispositif militaire à la volonté de l'organisation africaine de créer une force de paix pour maintenir la sécurité sur le continent.
Evoquant le conflit du Darfour (ouest du Soudan), M. Sarkozy a déclaré qu'il y avait "urgence à agir". "Notre silence face au 200.000 morts du Darfour n'est pas acceptable", a-t-il dit.

Il a aussi affirmé que s'il était élu en mai prochain, la politique africaine de Paris ne serait plus fondées sur des relations personnelles privilégiées, dans une critique voilée des liens tissés notamment par le président Jacques Chirac avec des dirigeants contestés sur le continent noir.
par Amispheresud publié dans : amispheresud
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Mardi 1 novembre 2005
Les français issus de l’immigration de l’Afrique subsaharienne ne participent pas véritablement au destin de la société française. Ils sont quasiment invisible dans le monde politique, judiciaire, de la télévision, des directions d’entreprises, des corps intermédiaires, des institutions…Ils sont à diplômes ou qualifications égales, davantage victimes du chômage. Leur taux de chômage est plus de deux fois supérieur à celui de l’ensemble de la population.
La France continue de répondre, à cette demande collective de reconnaissance, à coté en médiatisant le succès de quelques individualités dans le domaine du sport ou du spectacle occultant l’effrayante vérité statistique du plus grand nombre.
Que faire quand on admet enfin que notre méritocratie sert trop souvent de couverture à des modes de sélection moins avouables ? Continuer de nier les évidences, au nom des grands principes, ou bien se résoudre à accepter certains correctifs, fût-ce en apparente dérogation à notre philosophie sociale ?
Si un effort doit être accompli en direction des français et des résidents étrangers issus de l’immigration de l’Afrique subsaharienne, c’est parce que cette population a fait le choix de la France, elle s’incarne dans tous les troubles et les défis auxquels la société française est confrontée.

AMISPHERESUD se donne ainsi pour mission :

Identifier les mécanismes d’exclusion des subsahariens au sein de l’entreprise.

Indiquer les types d’actions susceptibles de dénoncer et d’endiguer ces mécanismes.

Proposer des stratégies d’intégration économiques pour mettre en œuvre une politique d’équité républicaine pour que l’égalité formelle se transforme en égalité réelle.

Inciter les entreprises à promouvoir la diversité ethnique et sociale en créant des relais entrepreneurs/étudiants sous le parrainage d’AMISPHERESUD.

Nos pistes de réflexion :

Puisque notre société est aujourd’hui une société plurielle, il convient de le reconnaître.
Créer un outil statistique qui permette de lancer et d’évaluer des politiques publiques adaptées: intégration scolaire, accès au logement, accès à l’emploi, accès aux fonctions citoyennes.
Sans intégration dans le monde économique, le français et le résident issus de l’immigration n’ont aucune chance de s’intégrer réellement. Or nous avons vu que la discrimination par l’appareil économique (les entreprises) est sans doute une des plus pénalisante.
Développer des partenariats avec des entreprises. Ce doit être une part entière de leur politique de développement, avec des objectifs quantifiés, valorisés en interne.
Il convient ainsi de vérifier en permanence que la nouvelle recrue est bien en situation d’apprentissage et pas de personnel d’entretien, mais également qu’il arrive à l’heure et effectue correctement ce qui lui est demandé. Ce suivi relationnel devra permettre que les termes de l’accord soient respectés par l’une et l’autre partie.
S’appuyer sur AMISPHERESUD pour déjouer la discrimination à l’embauche et ne pas hésiter à dénoncer les entreprises qui la pratiquent ; valoriser les entreprises qui peuvent faire la preuve d’un comportement citoyen et d’une attitude positive sur ce sujet.

Enfin, il est nécessaire de redonner du contenu positif à la citoyenneté française. Les mesures proposées sont nombreuses et bien connues aujourd’hui : profonde modification du processus de naturalisation avec notamment l’introduction d’une véritable découverte de l’histoire et des institutions françaises ainsi que des fondements de notre république ; pour les jeunes nés en France qui la demandent à 18 ans, création d’un parcours citoyen valorisant et attractif (en faire un événement).

par amispheresud publié dans : amispheresud
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Jeudi 6 octobre 2005

Notre constat :

La fin du XXème siècle a montré que l’égalité des droits, maillon essentiel de la démocratie, ne suffit plus à réaliser l’égalité des chances. L’augmentation des inégalités dans la société française d’aujourd’hui est un constat partagé et largement identifié. Elle entraîne un recul dangereux de la confiance dans les valeurs républicaines, un rejet de la citoyenneté et de la fierté d’être français. Les exclus de l’égalité des chances touchent les « défavorisés », derniers servis dans les processus de croissance, en situation de sous-emploi, et souvent relégués dans des zones « ghettos », et les minorités visibles.

 

Les français issus de l’immigration de l’Afrique subsaharienne ne participent pas véritablement au destin de la société française. Ils sont quasiment invisible dans le monde politique, judiciaire, de la télévision, des directions d’entreprises, des corps intermédiaires, des institutions…Ils sont à diplômes ou qualifications égales, davantage victimes du chômage. Leur taux de chômage est plus de deux fois supérieur à celui de l’ensemble de la population.

 

Pendant longtemps, l’école a été le pivot de l’égalité des chances. Aujourd’hui, elle est devenu un facteur d’exclusion notamment avec le développement du chômage des jeunes. En effet, l’école reste très inégalitaire dans son fonctionnement et elle semble engager sur la voie de l’exclusion ceux qui sont en situation d’échec scolaire. Pour quelles raisons ? D’une part parce qu’il devient très difficile aujourd’hui de trouver un emploi lorsque l’on a aucun diplôme. Pour les populations issues de l’immigration, par exemple, la possession d’un CAP s’impose comme un niveau de diplôme minimal. D’autre part parce que l’absence de diplôme, l’âge de sortie de l’école, les redoublements précoces, l’absentéisme marqué ou encore certaines orientations spécifiques risquent de traduire aux yeux des éventuels employeurs des difficultés antérieures de socialisation, et donc des risques futurs.

Au sommet, on ne peut que constater une crise des élites. Contrairement à ce qui s'entend communément aujourd'hui, le problème n'est pas l'existence de l'Ecole Nationale d'Administration ou de Polytechnique mais la pérennité de la position acquise. Guère de place pour ceux qui sont issus d'autres filières et notamment du terrain et qui pourraient irriguer par des méthodes ou une pensée originale à la fois l'Etat et les entreprises. Il s'agit d'un oligopole socioculturel caractérisé par l'absence de concurrence. Nos gouvernements, quels qu'ils soient, sont trop souvent issus de la fonction publique. De surcroît, nos élites formées dans un même moule se retrouvent aussi dans le privé et dans l'univers politique, ce qui tend à renforcer une pensée uniforme (facteur fondamentale de l’exclusion du français issus de l’immigration). La réussite croissante des jeunes issus de l’immigration dans les filières médicales et juridiques, où il n’y a pas de sélection subjective à l’entrée, montre, si besoin était, que ces français sont victimes de discrimination.

La France continue de répondre, à cette demande collective de reconnaissance, à coté en médiatisant le succès de quelques individualités dans le domaine du sport ou du spectacle occultant l’effrayante vérité statistique du plus grand nombre.

 

Notre ambition :

La République ne connaît pas de minorités. Elle ne connaît que des citoyens, égaux dans leur relation directe avec l’État. Elle ne veut connaître ni les origines ethniques, ni les religions. Et il n’y a, a priori, pas moins raciste, pas moins discriminatoire, que cette idée-là. Contrairement à la société anglo-saxonne, les notions de communauté et de minorité heurtent notre sentiment républicain.

Mais que se passe-t-il lorsqu’on fait le constat qu’il y a loin du principe à la réalité ? Que faire quand on admet enfin que notre méritocratie sert trop souvent de couverture à des modes de sélection moins avouables ? Continuer de nier les évidences, au nom des grands principes, ou bien se résoudre à accepter certains correctifs, fût-ce en apparente dérogation à notre philosophie sociale ?

 

Si un effort doit être accompli en direction des français issus de l’immigration de l’Afrique subsaharienne, c’est parce que cette population a fait le choix de la France, elle s’incarne dans tous les troubles et les défis auxquels la société française est confrontée. Editer une nation pluraliste, promouvoir l’égalité des chances sont des préalables à la modernisation de notre démocratie.

 

Une réponse individuelle à ces injustices est nécessaire. Pour les français issus de l’immigration, comme pour tous les français qui ne disposent pas des mêmes droits que les autres, il faut mettre en œuvre une politique d’équité républicaine pour que l’égalité formelle se transforme en égalité réelle. Elle passe par une redéfinition du sens de l’école. Il faut que les jeunes élèves se réapproprient l’intérêts des études pour eux-mêmes et pour leur avenir. Un avenir qui passe par une nouvelle politique de recrutement et de gestion des personnels issus de l’immigration des entreprises. En effet, les entreprises doivent être incitées à encourager la diversité culturelle, ethnique et sociale de leurs salariés. Elles doivent lutter contre la discrimination à l’embauche ou à la promotion.

 

Notre projet :

Si la politique africaine de la France pendant la guerre froide a constitué un instrument de rayonnement international et de conservation de son rang de grande puissance moyenne, tant la transformation de l’ordre international que les évolutions survenues sur le continent au cours des quinze dernières années ont amené le dérèglement de ce système d’influence. La marginalisation du continent africain dans les années 1990 a convaincu les dirigeants français que l'Europe constituait le nouveau « multiplicateur de rayonnement », les amenant à réformer le cadre de cohérence d’une politique africaine théorisée lors des indépendances politiques.

Dans le même temps, la volonté française de participer au renforcement du pilier PESC de l'UE destiné à doter l'Europe d'une consistance politique, diplomatique et militaire propre - dans la lignée de la conception particulière dont la France a fait preuve en se retirant de l'OTAN en 1966 - n'a pas cessé. Or, l'engagement des Britanniques - connus pour leurs conceptions nettement plus atlantistes - en Sierra Leone en 1998 a démontré non seulement que l'interventionnisme en Afrique pouvait être source d’influence en Europe, mais encore que la France n’était plus la seule à pouvoir jouer le rôle de nation-cadre d’une intervention européenne en Afrique.

La gestion des affaires africaines à un niveau supranational européen est un phénomène récent. Cette ambition est devenue possible avec l’adoption du Traité de Maastricht (entrée en vigueur en 1993) qui a ouvert la voie à l’émergence d’une politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l’Union européenne, suivie par une politique étrangère de sécurité et de défense (PESD) qui offre notamment à l’Europe une autonomie d’action dans la gestion militaires des crises. La gestion commune des dossiers par les 25 Etats-membres et la Commission européenne grignote progressivement les « pré carrés » hérités de la colonisation. Ainsi, on assiste à une européanisation progressive  des relations entre les anciennes métropoles et leurs anciennes possessions coloniales, non seulement à travers les relations économiques mais de plus en plus par le truchement de la politique étrangère européenne. Amisphère Sud se veut un partenaire actif de cette vision européenne des relations entre la France et l’Afrique subsaharienne.

par amispheresud publié dans : amispheresud
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