La France et l’Angleterre sont les pays historiquement à vocation africaine. Ayant colonisé à eux seules plus de 90% des 53 Etats, aujourd’hui indépendants, du continent africain, quoi alors de plus normal qu’ils soient les premiers à s’impliquer dans la recherche d’une solution africaine.
Les Etats-Unis sont depuis peu, actifs dans le continent africain. Chef du monde libre et distribuant les rôles dans la politique de containment contre l’Union soviétique, absorbés par d’autres tâches plus écrasantes, ils ont laissé la surveillance de l’Afrique aux anciens colonisateurs de l’Afrique et principalement à la France pendant près de 30 ans. Rompant avec une vision ancienne dont les motivations qui la justifient n’existent plus, leur statut de puissance unique les pousse à retourner sur le Continent Noir et à s’intéresser à un potentiel de 700 millions de consommateurs africains. Au demeurant toute implication peut difficilement éviter les questions de sécurité. A l’instar de la France et de l’Angleterre, les Etats-Unis, en dépit du désastre somalien entendent eux aussi jeter les bases d’une coopération militaire avec les pays africains afin de former les armées africaines et d’aider au renforcement de leur capacité de maintien de la paix. Ces initiatives diverses sont à la base de la contribution occidentale à la recherche d’un système de sécurité africaine.
Au demeurant une différence intervient entre les deux pays dans leurs relations post-coloniales avec l’Afrique : alors que l’Angleterre a évité les contraintes d’un fardeau africain, par contre c’est avec une constance remarquable que la France a affirmé une présence impériale dans le continent noir.
Peut-on exporter des mécanismes de sécurité pour prévenir les conflits en Afrique ? Clairement, depuis les indépendances , nous pouvons dire que c'est un échec.
Pour AMISPHERESUD, la référence aux cultures et sociétés africaines peut être une source de solution à la conflictualité subsaharienne. Biensûr, ces références ne sont pas toujours garantes de bonnes pratiques de gouvernance. Il ne demeure pas moins nécessaire d'interroger leur histoire, leur héritage et leurs usages. Il est important de voir dans quelle mesure et comment ils sont porteurs de principes, règles et pratiques utilisables dans la prévention des conflits.
Notre feuille de route consistera au sein du volet "Défense et Sécurité en Afrique subsaharienne" de définir les mécanismes endogènes de prévention et de résolution des conflits dans l'Afrique précoloniale. Nos deux principaux objectifs seront d'identifier les capacités endogènes de prévention et de résolutions de crises en Afrique précoloniale et de proposer des stratégies pour les matérialiser aujourd'hui.
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