Jeudi 24 novembre 2005
IPSE et AMISPHERESUD  vous propose le compte rendu du dîner-débat du 17 novembre 2005 qui s'est tenu au restaurant Thoumieux à Paris.

La formation des élites africaines est-elle un enjeu entre francophonie et modèle anglo-saxon ?

Les solides liens d’amitié tissés sur les bancs des écoles et des universités entre les élites françaises et les élites africaines qui devaient arriver au pouvoir dans les années 1960, ou encore ceux existants entre les militaires blancs de « la Coloniale » et leurs anciens homologues noirs -lesquels seront parfois à l’origine du renversement des premiers présidents africains issus des indépendances- ont probablement été à l’origine de la relation privilégiée qui s’est maintenue entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique subsaharienne jusqu’aux années 1990. Ils ont donc longtemps constitué une chance, chacun des protagonistes de cette relation franco-africaine en tirant bénéfice : la France, qui devait trouver dans sa politique d’influence sur le continent une occasion de conserver son rang de « grande moyenne puissance mondiale », mais aussi les pouvoirs africains, qui firent de la rente découlant des politiques bilatérales d’aide publique au développement la base d’un compromis postcolonial générateur de stabilité qui perdurera quelques décennies, bien qu’accepté plus ou moins volontairement par les sociétés africaines.

 

Cette politique africaine se perpétue tout au long des années 1970 et 1980, certes parce qu’elle sert les intérêts de tous, mais aussi parce que les échanges « physiques » entre élites restent nombreux et participent encore à renforcer la relation : envoi massif de coopérants français, accueil d’étudiants -parfois opposants- et de stagiaires militaires africains dans l’intention d’aider à la formation des armées des jeunes Etats, etc. La réalité est donc éloignée de l’image de « barbouzerie » généralisée que mettront plus tard en avant les polémistes pourfendeurs de la  « Françafrique ». Force est cependant de constater que c’est la France qui a le mieux profité de cette relation, et que cette dernière ne sera jamais condamnée par la majorité de la classe politique française ni au lendemain de l’alternance de 1981 ni même quand l’échec du développement de la partie francophone du continent deviendra de plus en plus patent (ce constat étant au demeurant valable pour nombre de pays anglophones et lusophones).

 

Avec la chute du mur de Berlin, la contestation des régimes africains par leur propre population, le génocide rwandais, le conditionnement de l’aide à un accord préalable avec le FMI et sa constante diminution, les appels à la démocratisation qui font douter les dirigeants africains de la réciprocité de leur amitié, la dévaluation du franc CFA, la part de plus en plus importante des pays d’Afrique non francophone dans l’excédent de la balance commerciale française, le choix de l’Europe plutôt que de l’Afrique comme nouveau multiplicateur de rayonnement et la réforme du dispositif militaire français en Afrique, ainsi qu’avec la disparition du ministère de la Coopération, on assiste dans les années 1990 à la déconstruction de la relation entre la France et l’Afrique. Et ce à l’heure où, dans un mouvement exactement contraire, la Grande-Bretagne s’implique sur le continent (création du DFID, intervention militaire en Sierra Leone…) !

 

Tout cela, conjugué à un contexte d’intégration particulière du continent à la mondialisation (seule l’Afrique voit sa part dans le commerce mondial régresser, passant de 3% à 1% en une décennie), d’affaiblissement de l’Etat, voire d’instabilité ou encore de conflit intra étatique, achève de consommer le divorce entre la France et la partie francophone du continent. Un éloignement peu profitable à l’espace francophone si l’on en juge à l’aune de l’expansion des systèmes de conflit sur le sous-continent (Afrique des Grands Lacs, Afrique centrale, Afrique de l’Ouest). Les autoflagellations des bien-pensants auront pour conséquence d’aggraver le mal, légitimant les politiques de restriction d’attribution des visas d’étude et autres tracasseries administratives qui vont dissuader les élites d’Afrique francophone de poursuivre leur formation en France, tandis que celles qui s’entêtent à obtenir le précieux sésame n’ont alors souvent pas les moyens matériels de vivre en France faute de bourses d’Etat. Ce qui n’a pas manqué de créer un gap d’une décennie entre élites françaises et africaines.

Or les attentats du 11 septembre 2001 et peut-être plus encore les événements de Côte d’Ivoire amènent la réimplication -multilatéralisée- de la France en Afrique, et plus particulièrement dans sa « zone d’intérêt prioritaire ». Dans ce nouveau contexte, le souvent long maintien au pouvoir des présidents d’Afrique francophone et les solides amitiés qu’ils ont nouées avec les élites politiques françaises au cours de l’exercice de leur mandat ne manqueront pas d’impliquer d’office la France dans des successions qui se profilent à court terme (pour des raisons biologiques évidentes) et qui se révéleront d’autant plus difficiles qu’on peut les assimiler à la remise en question des contrats et des équilibres sociaux qui s’étaient établis au lendemain des indépendances. Et quand bien même ces obstacles seraient surmontés, quels interlocuteurs restera-t-il à la France si les jeunes élites africaines qui succèdent aux « éléphants » sont celles qui ont été formées ailleurs que dans l’Hexagone pendant les années 1990 ? Tous ces arguments sont le meilleur plaidoyer pour que Paris cesse de ne considérer comme interlocuteurs valables que les élites africaines et s’intéresse aussi aux jeunes sociétés civiles africaines. Plaidoyer aussi pour que la France, plutôt que de laisser se perpétuer la discrimination qui frappe ses jeunes d’origine africaine, fasse le maximum pour les intégrer et que les mieux formés tout comme ceux qui ont gardé un lien fort avec l’Afrique deviennent ses relais avec le continent, comblant ainsi le gap des années 1990. Loin d’être une menace, ils constituent une opportunité. Axel Augé n’en est-t-il pas l’illustration ?

par Nicolas Berembaum publié dans : civis
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Dimanche 20 novembre 2005

Plusieurs quartiers suburbains de France ont connu des émeutes. Acteurs de ces faits ? Une certaine jeunesse, souvent issus de l’immigration subsaharienne et de l’Afrique du nord. Quels sont les faits ?

Le décès de trois Français en Seine-Saint-Denis, le département sensible de la banlieue nord de Paris: deux adolescents de Clichy-sous-Bois électrocutés dans un transformateur EDF le 27 octobre et un père de famille battu à mort en pleine rue à Epinay-sur-Seine, survenu à la même date. Puis six nuits d'affrontements entre jeunes et forces de l'ordre, suivis de dizaines de déprédations et d'arrestations. Et, depuis le lundi 31 au soir, une vague de violence qui ne concerne plus que Clichy mais a gagné d'autres cités: Sevran, Neuilly-sur-Marne, Bondy, Aulnay-sous-Bois ou Montfermeil ainsi que certaines villes de province : Lyon, Carpentras…

 

Quelle est la réalité sociale de ces zones de non droit depuis le 27 octobre 2005 ?

Comme on le sait aussi aujourd’hui, à l’ère postindustrielle, la notion de banlieue perd ces caractéristiques ouvrières, industrielles et "rouges" pour désigner plutôt une série de lieux d’habitation qui ne constituent pas des villes et/ou des cités isolées et des ghettos. La banlieue devient synonyme de problème social et le principal acteur de la question des banlieues ouvrières n’est plus le prolétariat mais plutôt l’exclu.

    Les brutalités, les dégradations, les transgressions paraissent ne jamais devoir s'arrêter. Tous ces actes de violence restent  "incompréhensibles". Les équipements collectifs sont saccagés, les locaux mêmes que l'on a mis à disposition des jeunes sont détruits. La violence est gratuite et seul la rage et le plaisir en sont la seule légitimité. L’imprévisibilité et la gratuité apparente des actes violents, le développement de la délinquance et des trafics font craindre pour la sécurité des corps et des biens. Un sentiment général d'insécurité émerge. Il désigne la remise en cause des liens sociaux, la diminution de la cohésion nationale qui se matérialise par le rejet de la France et le rattachement au pays d’origine. Souvent originaire d’Afrique, ils vivent et ont grandi en France. Quelle image les enfants issus de l’immigration gardent-t-ils du continent africain ? Face aux clichés et aux stéréotypes véhiculés par les médias occidentaux, ils ont dû se construire leur propre identité culturelle et entretiennent « du pays » chacun leur propre image. Africains par procuration, les enfants de l’immigration, ne connaissent bien souvent leur pays d’origine que par le prisme déformant des médias, l’éducation parentale et les quelques voyages au « bled » qu’ils ont pu faire pendant leur jeunesse.
    Quelle représenation ont-ils de l'appartenance au groupe ? Ne sont-ils pas "africain" par défaut dans la mesure ou les valeurs africaines ne sont plus les leurs ? Comment se considèrent-ils aujourd’hui ? Quelle est leur vision de l’Afrique ? Peut-on véritablement parler de double culture ? Si beaucoup développent une solide conscience africaine, chacun se concocte sa propre cuisine identitaire. Et c’est bien là le problème. La construction identitaire se fait au détriment de la France. Il y à une volonté de se présenter comme « d’origine africaine » alors que ces mêmes population ne connaissent pas leur pays d’origine. C’est un retour symbolique au pays qui masque l’incapacité de s’intégrer dans la République. L’objection communément formulée est la suivante : la France les rejette alors il se crée un repli communautaire chez ces populations. Nous pensons que ce repli communautaire est factice. En effet, le repli communautaire ne peut être possible que si il y a construction d’un pôle économique, culturel et politique. Hors les populations françaises issues de l'Afrique subsaharienne ou d'origine maghrébine ont-elle une conscience politique qui se traduirait par un vote identifiable ? Poser le fait communautaire, c’est déjà reconnaître une capacité d’identification politique qui part d’une élite porteuse d’un objectif vers une population clairement identifiée. Nous sommes loin de tous cela dans les banlieues françaises. Le problème vient donc de la place des enfants d’immigrés dans la société française.

              Pour notre part, nous comptons  analyser le modèle français de citoyenneté, mettre en exergue ses aspects fondamentaux, mais aussi apporter une analyse réaliste qui contraste avec les grands discours pseudo humanistes.

La violence révolutionnaire sacrificielle dans laquelle elle prend sa source, confère à la citoyenneté française un caractère sacré, en faisant table rase de l’ancien régime par la destruction de la bastille. La citoyenneté français a suite à cela un caractère unitaire, où le corps social neuf et affranchi s’affirme dans une totalité qui n’a besoin « ni de maître ni de dieu ».

Le nouvel ordre qui s’établit est celui qui rompt avec les privilèges et autres distinctions de l’ancien régime, pour inscrire la totalité dans un tout unitaire et égalitaire, inspirée par la   pensée  décisive de Rousseau.

Lorsque nous évoquons l’influence de Rousseau dans l’approche française de la citoyenneté, nous pensons à sa théorie du contrat social,  à travers laquelle nous pouvons retenir la formule suivante : « la souveraineté est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable ».

Il faut retenir que, l’auteur du contrat social n’a eu à l’esprit que l’idée de défendre l’autorité et le pouvoir de la loi, loi faite pour garantir la liberté et l’égalité. Dès lors, en tant qu’il est citoyen, les droits de l’individu sont pleinement reconnus, car le contrat dans lequel s’inscrit l’ordre social, implique l’unité, qui n’est que l’aspect collectif de l’égalité juridique.

On essaie par cela de lutter contre toute velléité de fédéralisme en endiguant les soupçons de séparatisme. Ce pourquoi, la république ne reconnaissant que l’intégration va reposer sur l’acceptation de la loi civile. Car la qualité de citoyen va reposer  sur le principe d’égalité de tous devant la loi, ce qui donne à la foi démocratique toute son efficacité avec  un peuple et un intérêt  public seul source de la souveraineté.

Cependant, si certaines pratiques ont été exorcisées, l’on pourrait émettre des réserves sur l’application concrète de certains principes  dans la société. L’intérêt de notre réflexion porte sur l’évolution de la société française dans sa configuration sociologique actuelle.

Aujourd’hui, lorsque l’on observe de près cette société, l’on constate qu’elle se manifeste par un « multiculturalisme », à savoir une France riche de sa diversité, et de l’apport de personnes d’origines diverses. C’est cette France « métisse » et multiséculaire  qui caractérise l’avenir de cet ensemble.

En effet, le français aujourd’hui ne peut être perçu par un prototype, mais il est celui qui, membre d’une société appartient à ce grand corps, quelles que soient ses origines proches ou lointaines. Dans cette vision, doivent se reconnaître dans ce  vaste creuset un Dupont, un Coulibaly, un Ben saakar, ou un Poniatowski.

Sur ce plan, les gouvernements de gauche et de droite ont tenté de s’intéresser à la question des banlieues françaises depuis plus de trente ans sans que des solutions adéquates ne soient trouvées. En effet, en 1983 avec l’architecte Roland Castro, un plan de rénovation du tissu urbain va se transformer tour à tour en plan de rénovation des cités, commissions pour le développement social des quartiers, puis comité interministériel pour les villes. Mais les événements de Vaux en vélin de 1990 occasionneront le premier plan d’urgence en faveur des banlieues afin de redonner à ses habitants le goût d’y vivre. Comme candidat aux élections présidentielles de 1995, Monsieur Jacques Chirac promet un plan Marshall des banlieues.

Sans minimiser les autres moyens d’ascension sociale, l’école laïque conduisant aux formations post-bac semble à nos yeux une des voies les moins périlleuses. Car les formations au rabais ont montré leurs limites, en accentuant les situations de précarité. C’est pourquoi, vouloir repérer très tôt les élèves en difficulté et leur proposer une formation  dès l’âge de quatorze ans n’est pas judicieux, car bon nombre de jeunes issus de ces formations viendront gonfler à n’en point douter le lot des désœuvrés, qui seront plus tard épinglés par les trafics de tout genre.

Afin d’éviter la sinistrose, il faudrait que s’instaure un vrai dialogue social, dialogue au cours duquel les vocables racisme, exclusion, discrimination, reconstruction identitaire autour de la nation française, immigration choisie, éducation des nouveaux immigrés, parcours « citoyen » pour acquérir la nationalité française à 18 ans… ne doivent pas être bannis ;  n’ayons surtout  pas peur des mots qui sont à la base des maux de la société française, ayant le courage d’aborder les questions les unes après les autres sans être évasifs.

Car, en voulant créer une société une et indivisible, n a- t-on pas sans le vouloir réussi à nier l’expression des identités qui la composent, au lieu de reconnaître toutes les caractéristiques  de la société française.

Cela aurait permis à chaque communauté de venir exprimer ses doléances par des représentants mandatés par eux  et connaissant mieux leurs aspirations…..

L’avenir de cette société passe par un dialogue ouvert sur toutes ces questions avec l’ensemble de ses composantes.

par Zadi Lobao Jonas et Nze Freddy publié dans : civis
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Dimanche 6 novembre 2005

La France et l’Angleterre sont les pays historiquement à vocation africaine. Ayant colonisé à eux seules plus de 90% des 53 Etats, aujourd’hui indépendants, du continent africain, quoi alors de plus normal qu’ils soient les premiers à s’impliquer dans la recherche d’une solution africaine.

 


Au demeurant une différence intervient entre les deux pays dans leurs relations post-coloniales avec l’Afrique : alors que l’Angleterre a évité les contraintes d’un fardeau africain, par contre c’est avec une constance remarquable que la France a affirmé une présence impériale dans le continent noir.


Les Etats-Unis sont depuis peu, actifs dans le continent africain. Chef du monde libre et distribuant les rôles dans la politique de containment contre l’Union soviétique, absorbés par d’autres tâches plus écrasantes, ils ont laissé la surveillance de l’Afrique aux anciens colonisateurs de l’Afrique et principalement à la France pendant près de 30 ans.


Rompant avec une vision ancienne dont les motivations qui la justifient n’existent plus, leur statut de puissance unique les pousse à retourner sur  le Continent Noir et à s’intéresser à un potentiel de 700 millions de consommateurs africains. Au demeurant toute implication peut difficilement éviter les questions de sécurité. A l’instar de la France et de l’Angleterre, les Etats-Unis, en dépit du désastre somalien entendent eux aussi jeter les bases d’une coopération militaire avec les pays africains afin de former les armées africaines et d’aider au renforcement de leur capacité de maintien de la paix.


Ces initiatives diverses sont à la base de la contribution occidentale à la recherche d’un système de sécurité africaine.

 

Peut-on  exporter  des mécanismes  de  sécurité  pour  prévenir  les conflits  en  Afrique  ?  Clairement,  depuis  les  indépendances ,  nous  pouvons  dire que c'est un échec.

Pour AMISPHERESUD, la référence aux cultures et sociétés africaines peut être une source de solution à la conflictualité subsaharienne. Biensûr, ces références ne sont pas toujours garantes de bonnes pratiques de gouvernance. Il ne demeure pas moins nécessaire d'interroger leur histoire, leur héritage et leurs usages. Il est important  de voir dans quelle mesure et comment ils sont porteurs de principes, règles et pratiques utilisables dans la prévention des conflits.

Notre feuille de route consistera au sein du volet "Défense et Sécurité en Afrique subsaharienne" de définir les mécanismes endogènes de prévention et de résolution des conflits dans l'Afrique précoloniale.  Nos deux principaux objectifs seront  d'identifier les capacités endogènes de prévention et de résolutions de crises en Afrique précoloniale et de proposer des stratégies pour les matérialiser aujourd'hui.


 

 

par Amispheresud publié dans : Défense et Sécurité en Afrique.
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Dimanche 6 novembre 2005
AMISPHERESUD affine son volet  "Défense et Sécurité en Afrique".

Du génocide rwandais aux récents évènements en Cote d'Ivoire, AMISPHERESUD propose de construire une analyse approfondie des conflits armés qui touchent l'Afrique subsaharienne. En faisant un aller retour entre analyses médiatiques et diagnostiques savants, Amispheresud veut ainsi lutter contre le sens commun qui frappe les analyses sur les origines des conflits en Afrique (tribalismes, barbarie, ethnicité....) pour aboutir à une analyse fine et anthropologique, des enjeux politiques sous-jacents aux crises contemporaines qui touchent le Continent Noir.

Dans cette perspective, AMISPHERESUD accordera une place particulière à l'analyse des rapports entre l'Union européenne et son volet gestion de crise et l'Union Africaine. En effet, AMISPHERESUD milite pour que l'Union soit le principale interlocuteur européen de l'Union africaine ( ou des Etats en crise) au détriment d'une logique bilatérale type "Francafrique".


par Amispheresud publié dans : Défense et Sécurité en Afrique.
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Mardi 1 novembre 2005

Nze Ekekang Freddy
Président fondateur

   

    Diplomé en relations internationales et doctorant en Sciences politiques

émail: nouscontacter@amispheresud.com
par Amispheresud publié dans : Qui sommes nous?
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