Vendredi 18 mai 2007
« Il faut dire la vérité. Nous n'avons pas connu de véritable politique de l'immigration depuis trente ans. Oui, depuis trente ans, la France laisse entrer chaque année sur son territoire, à l'aveuglette, plusieurs centaines de milliers de personnes, sans se préoccuper de leur devenir.Le drame de l'immigration en France, c'est que beaucoup de nouveaux arrivants se trouvent sans logement décent et sans emploi : il manque à notre pays 500 000 logements sociaux. Le taux de chômage des personnes originaires de certaines nationalités atteint 30 à 40% ! ».
C’est en dressant ce constat que Nicolas Sarkozy, en tant que ministre de l’intérieur, a fait voter en 2006, après trente ans d'aveuglement et de renoncement devant l'enjeu crucial de l'immigration, une loi sur l’immigration choisie, pour une intégration réussie.

Nicolas Sarkozy a aussi utilisé l'expression d'"immigration concertée" ou "co-choisie", notamment lors de la signature d'un accord entre la France et le Sénégal en septembre 2006.

Le terme d’"immigration choisie" figurait dans le Livre Vert présenté en 2005 par la Commission européenne sur l'approche communautaire de la gestion des migrations économiques. Nicolas Sarkozy a toujours complété ce terme d’"immigration choisie" par celui d’ "intégration réussie".

L’ambition de ce texte est de « redonner une cohérence à la politique d’immigration » avec comme objectif « de réguler les flux migratoires, de les choisir et d’assumer ces choix en offrant aux migrants des conditions leur permettant de mettre en œuvre, concrètement, leur volonté d’intégration », tout cela « dans le respect des principes fondamentaux de notre République ».


Cette loi était en rupture face à deux "intégrismes" que sont "celui de ceux qui estiment que tout contrôle de l'immigration porte en lui les germes d'une forme de racisme" et préconise l’immigration et les régularisations massives, et d'autre part celui de "l'immigration zéro ".


Elle a été le fruit d’un large débat, avec «pas moins de 14 séances et 54 heures de débat consacrés à la discussion de ce texte. 610 amendements ont été présentés. 189 ont été votés – dont 15, je tiens à le souligner, venaient des bancs de gauche. »

Les points essentiels de ce projet de loi sont les suivants :

- Passer d’une immigration subie à une immigration choisie

La France choisira désormais le nombre d’étrangers admis. La régularisation automatique des clandestins au bout de 10 ans sera supprimée : "dix ans de clandestinité continue sur le territoire ne donneront plus droit automatiquement à un titre de séjour", les préfets décideront "au cas par cas".

- Encadrer le regroupement familial

Désormais un immigré ne pourra faire venir sa famille que s’il peut la faire vivre des revenus de son travail et non pas des allocations.

- Réussir l’intégration des immigrés

Pour obtenir une carte de résident, l’étranger devra apprendre notre langue et respecter nos lois et nos valeurs. Il doit signer le contrat d'accueil et d'intégration.

La généralisation des cérémonies d'accès à la citoyenneté, pour accueillir les nouveaux Français, s'inscrit dans la même logique.

C'est un progrès symbolique important, en faveur de l’intégration. « Nous sommes fiers des valeurs de la République, de l’égalité entre les hommes et les femmes, de la laïcité, de l’idéal français d’intégration. Alors, osons en parler à ceux que nous accueillons. Et agissons pour que les droits de la femme française s’appliquent aussi aux femmes de l’immigration. » (Lutte renforcée contre la polygamie.)


- Lutter contre les mariages blancs

Les moyens d’empêcher les mariages de complaisance ont été renforcés. "Le mariage d'une personne étrangère en situation illégale avec un(e) Français(e) n'impliquera plus de façon automatique la reconnaissance du droit au séjour: la personne devra attendre trois ans de vie commune et démontrer qu'elle a respecté le contrat d'accueil et d'intégration".

- Favoriser une coopération gagnant-gagnant avec les pays d’origine

Il faut organiser la "circulation des cerveaux". Le retour des étudiants dans leur pays d’origine après une première expérience est encouragé. Des accords sont signés avec les pays.
par Amispheresud publié dans : civis
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Jeudi 17 mai 2007

Washington File est diffusée par les Programmes d'information internationale du département d'État des États-Unis. Nous ne faisons l'écho ici d'un changement stratégique dans le rapport entre les Etats-Unis et l'espace africain.

La diplomate américaine Cindy Courville estime que sa nomination récente en qualité de représentante auprès de l'Union africaine (UA) traduit la volonté déterminée des États-Unis de promouvoir, dans le cadre de leur partenariat avec l'Afrique, la stabilité politique et la prospérité économique d'un continent extrêmement important sur le plan stratégique.

 Alors que les Africains commencent à s'écarter de préoccupations liées à la période coloniale pour s'intéresser à la mondialisation, « le moment est historique à la fois pour l'Union africaine et pour les États-Unis », a déclaré le 10 mai Mme Courville à l'occasion d'une interview à l'USINFO.

Mme Courville a été nommée en décembre 2006 en qualité de représentante des États-Unis au siège de l'Union africaine à Addis-Abeba (Éthiopie). C'est la première fois qu'une personnalité non africaine est accréditée exclusivement auprès de cette organisation multilatérale qui comprend 53 membres. La plupart des autres émissaires non africains sont accrédités auprès du gouvernement éthiopien, et accessoirement, représentent leur pays auprès de l'Union africaine.
« Nous sommes la seule mission non africaine auprès de l'Union africaine », a souligné Mme Courville, ajoutant que les Africains apprécient sa nouvelle affectation, car « ils savent que, comme j'étais l'assistante spéciale du président Bush pour l'Afrique, ma nomination a reçu l'attention de la Maison-Blanche au plus niveau ».
Précédemment analyste attachée à la Defense Intelligence Agency (DIA), Mme Courville a également été directrice pour l'Afrique au Conseil national de sécurité de la Maison-Blanche où elle a coordonné la politique des États-Unis à l'égard de l'Afrique.
Si les États-Unis s'intéressent à l'Afrique sur le plan économique - près de 15 % de leurs importations de pétrole proviennent de ce continent - ils tiennent aussi à l'aider sur la voie de la stabilité politique et de la prospérité économique. Il s'ensuit, a précisé Mme Courville, que l'aide des États-Unis à l'Afrique a triplé au cours des six dernières années pour atteindre aujourd'hui près de 4 milliards de dollars.
« Les États-Unis reconnaissent les changements qui se produisent en Afrique et ils forment des partenariats avec les Africains pour trouver des solutions africaines à leurs problèmes en matière de santé, de règlement des conflits et de gouvernance », a expliqué Mme Courville, ajoutant que, ne serait-ce qu'au cours des quatre dernières années, les États-Unis ont appuyé les opérations de maintien de la paix de l'Union africaine au Darfour à hauteur de plus de 400 millions de dollars.
« Nous savons que l'UA ne manque ni de volonté politique ni de cour pour intervenir dans les régions en crise, mais les ressources nécessaires pour entreprendre de telles missions lui font défaut », a-t-elle dit.
C'est la raison pour laquelle les États-Unis voudraient renforcer la capacité de l'UA en matière de maintien de la paix par le biais d'initiatives telles que le programme de formation et d'assistance ACOTA qui s'est associé à plusieurs appareils militaires africains pour organiser une force de 25.000 hommes conçue pour répondre aux situations d'urgence.
C'est pourquoi, a fait remarquer Mme Courville, la mission qu'elle dirige comprend deux officiers de liaison militaire attachés respectivement au Commandement des États-Unis en Europe (EUCOM), lequel chapeaute la plupart des programmes d'assistance aux pays africains, et au Corps expéditionnaire combiné pour la Corne de l'Afrique (CJTF-HOA), une force de 1.500 hommes basée à Djibouti et dont la responsabilité est de lutter contre le terrorisme et d'apporter une aide pratique en ouvrant à des projets bénéficiant à la population locale.
La récente décision prise par le ministère américain de la défense, en collaboration avec le département d'État, d'établir un nouveau commandement militaire géographique pour le continent - le Commandement des États-Unis en Afrique, Africom - entre aussi dans le cadre de cette stratégie.
Mme Courville a indiqué par ailleurs que les États-Unis avaient soutenu le directorat de l'UA à hauteur de plus de 1,7 million de dollars et versé 250.000 dollars à l'appui des initiatives diplomatiques de l'organisation.
La mission américaine, a-t-elle précisé, travaille également avec l'UA pour mettre sur pied une « cellule stratégique » en vue de suivre l'évolution de la crise en Somalie, une initiative à laquelle la secrétaire d'État adjointe pour les affaires africaines, Mme Jendayi Frazer, accorde sa pleine attention.
Toutes ces initiatives s'alignent sur la diplomatie « transformatrice » prônée par la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, qui, lorsqu'il s'agit d'aborder les problèmes internationaux, repose sur l'action plutôt que la réaction, a dit Mme Courville.
L'Union africaine, a-t-elle ajouté, vit aussi une période de transformation alors qu'elle s'efforce d'instituer une réforme et de préciser le rôle qu'il appartient à sa direction de jouer aux plans politique, économique, social et de la sécurité.

par Amispheresud publié dans : Défense et Sécurité en Afrique.
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Vendredi 11 mai 2007
Le Collège Atlantique-Oural est un laboratoire d’idée ou « think -tank » Européen : les travaux de ses membres et les synthèses des débats en ligne permettent d’élaborer des propositions réalistes pour la construction d’une Europe dynamique, riche de son inter-culturalité, assumant pleinement son rôle de grande puissance sur l’échiquier mondial.

La recherche et la formation sont des composantes incontournables d'un véritable "Think-tank".
Sur notre revue d’actualités en ligne "Les Cahiers d'Atlantique-Oural" vous accédez à des articles de fond traitant des problématiques qui interrogent notre devenir.

Sur notre forum, nous vous invitons à réagir aux analyses proposées par la newsletter.
De même, les colloques et les conférences que nous organisons s’inscrivent dans une démarche volontaire afin de participer à la construction de l’Europe en proposant des analyses et des solutions constructives.
Notre structure, ouverte à toutes les compétences, s’inscrit dans une dynamique interculturelle conjuguant les talents et les spécificités.
Si l’Europe fut le théâtre du Siècle des Lumières, elle vécut également deux guerres mondiales et certains drames récents ne sont que partiellement résolus; ces expériences doivent alimenter notre pensée afin d’élaborer une nouvelle conscience humaniste.
Comme dans les salons du XVIIIème siècle, nous voulons débattre ensemble afin d’envisager notre monde de demain et prendre en main notre devenir.

Partenaire d'Amipsheresud, le Collège Atlantique-Oural est vecteur d'une vision européenne solidaire de la question africaine.Pour suivre ce laboratoire d'idée, merci de vous tourner vers :
http://www.atlantique-oural.org/ (voir "nos liens")
par Nze Ekekang Freddy publié dans : amispheresud
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