Mardi 1 novembre 2005
Les français issus de l’immigration de l’Afrique subsaharienne ne participent pas véritablement au destin de la société française. Ils sont quasiment invisible dans le monde politique, judiciaire, de la télévision, des directions d’entreprises, des corps intermédiaires, des institutions…Ils sont à diplômes ou qualifications égales, davantage victimes du chômage. Leur taux de chômage est plus de deux fois supérieur à celui de l’ensemble de la population.
La France continue de répondre, à cette demande collective de reconnaissance, à coté en médiatisant le succès de quelques individualités dans le domaine du sport ou du spectacle occultant l’effrayante vérité statistique du plus grand nombre.
Que faire quand on admet enfin que notre méritocratie sert trop souvent de couverture à des modes de sélection moins avouables ? Continuer de nier les évidences, au nom des grands principes, ou bien se résoudre à accepter certains correctifs, fût-ce en apparente dérogation à notre philosophie sociale ?
Si un effort doit être accompli en direction des français et des résidents étrangers issus de l’immigration de l’Afrique subsaharienne, c’est parce que cette population a fait le choix de la France, elle s’incarne dans tous les troubles et les défis auxquels la société française est confrontée.
AMISPHERESUD se donne ainsi pour mission :
Identifier les mécanismes d’exclusion des subsahariens au sein de l’entreprise.
Indiquer les types d’actions susceptibles de dénoncer et d’endiguer ces mécanismes.
Proposer des stratégies d’intégration économiques pour mettre en œuvre une politique d’équité républicaine pour que l’égalité formelle se transforme en égalité réelle.
Inciter les entreprises à promouvoir la diversité ethnique et sociale en créant des relais entrepreneurs/étudiants sous le parrainage d’AMISPHERESUD.
Nos pistes de réflexion :
Puisque notre société est aujourd’hui une société plurielle, il convient de le reconnaître.
Créer un outil statistique qui permette de lancer et d’évaluer des politiques publiques adaptées: intégration scolaire, accès au logement, accès à l’emploi, accès aux fonctions citoyennes.
Sans intégration dans le monde économique, le français et le résident issus de l’immigration n’ont aucune chance de s’intégrer réellement. Or nous avons vu que la discrimination par l’appareil économique (les entreprises) est sans doute une des plus pénalisante.
Développer des partenariats avec des entreprises. Ce doit être une part entière de leur politique de développement, avec des objectifs quantifiés, valorisés en interne.
Il convient ainsi de vérifier en permanence que la nouvelle recrue est bien en situation d’apprentissage et pas de personnel d’entretien, mais également qu’il arrive à l’heure et effectue correctement ce qui lui est demandé. Ce suivi relationnel devra permettre que les termes de l’accord soient respectés par l’une et l’autre partie.
S’appuyer sur AMISPHERESUD pour déjouer la discrimination à l’embauche et ne pas hésiter à dénoncer les entreprises qui la pratiquent ; valoriser les entreprises qui peuvent faire la preuve d’un comportement citoyen et d’une attitude positive sur ce sujet.
Enfin, il est nécessaire de redonner du contenu positif à la citoyenneté française. Les mesures proposées sont nombreuses et bien connues aujourd’hui : profonde modification du processus de naturalisation avec notamment l’introduction d’une véritable découverte de l’histoire et des institutions françaises ainsi que des fondements de notre république ; pour les jeunes nés en France qui la demandent à 18 ans, création d’un parcours citoyen valorisant et attractif (en faire un événement).
Que faire quand on admet enfin que notre méritocratie sert trop souvent de couverture à des modes de sélection moins avouables ? Continuer de nier les évidences, au nom des grands principes, ou bien se résoudre à accepter certains correctifs, fût-ce en apparente dérogation à notre philosophie sociale ?
Si un effort doit être accompli en direction des français et des résidents étrangers issus de l’immigration de l’Afrique subsaharienne, c’est parce que cette population a fait le choix de la France, elle s’incarne dans tous les troubles et les défis auxquels la société française est confrontée.
AMISPHERESUD se donne ainsi pour mission :
Identifier les mécanismes d’exclusion des subsahariens au sein de l’entreprise.
Indiquer les types d’actions susceptibles de dénoncer et d’endiguer ces mécanismes.
Proposer des stratégies d’intégration économiques pour mettre en œuvre une politique d’équité républicaine pour que l’égalité formelle se transforme en égalité réelle.
Inciter les entreprises à promouvoir la diversité ethnique et sociale en créant des relais entrepreneurs/étudiants sous le parrainage d’AMISPHERESUD.
Nos pistes de réflexion :
Puisque notre société est aujourd’hui une société plurielle, il convient de le reconnaître.
Créer un outil statistique qui permette de lancer et d’évaluer des politiques publiques adaptées: intégration scolaire, accès au logement, accès à l’emploi, accès aux fonctions citoyennes.
Sans intégration dans le monde économique, le français et le résident issus de l’immigration n’ont aucune chance de s’intégrer réellement. Or nous avons vu que la discrimination par l’appareil économique (les entreprises) est sans doute une des plus pénalisante.
Développer des partenariats avec des entreprises. Ce doit être une part entière de leur politique de développement, avec des objectifs quantifiés, valorisés en interne.
Il convient ainsi de vérifier en permanence que la nouvelle recrue est bien en situation d’apprentissage et pas de personnel d’entretien, mais également qu’il arrive à l’heure et effectue correctement ce qui lui est demandé. Ce suivi relationnel devra permettre que les termes de l’accord soient respectés par l’une et l’autre partie.
S’appuyer sur AMISPHERESUD pour déjouer la discrimination à l’embauche et ne pas hésiter à dénoncer les entreprises qui la pratiquent ; valoriser les entreprises qui peuvent faire la preuve d’un comportement citoyen et d’une attitude positive sur ce sujet.
Enfin, il est nécessaire de redonner du contenu positif à la citoyenneté française. Les mesures proposées sont nombreuses et bien connues aujourd’hui : profonde modification du processus de naturalisation avec notamment l’introduction d’une véritable découverte de l’histoire et des institutions françaises ainsi que des fondements de notre république ; pour les jeunes nés en France qui la demandent à 18 ans, création d’un parcours citoyen valorisant et attractif (en faire un événement).



